Entretien avec Camille Massonnaud : la voile, un sport qui porte de belles valeurs


Bonjour Camille, peux-tu nous présenter ton parcours personnel et sportif ?


Bonjour, je m'appelle Camille Massonnaud, je suis étudiante en première année de master de mécanique à l'université de Nantes et je pratique la voile depuis 15 ans. J'ai commencé en essayant la voile avec quelqu'un de ma famille, j'ai tout de suite accroché, et n'ai jamais

arrêté depuis. J'ai aussi fait du basket mais ça n'a pas du tout été la même passion.

J'ai fait 10 ans de voile en loisir jusqu'à mes 17 ans puis j'ai changé de club et commencé les compétitions. J'ai d'abord commencé par faire les entrainements avec l'équipe de voile, puis essayé une compétition, jusqu'à faire toutes les compétitions avec l'équipe maintenant.




Comment se passent les entrainements et compétitions en voile ?


Avec mon club on s'entraine tous les samedi au CVAN pendant 4h, et on a des compétitions le dimanche très souvent en saison. Je suis amenée à beaucoup bouger dans la région pour les compétitions. Je fais aussi de la voile en universitaire, et là on s'entraine le jeudi après-midi pour faire deux courses sélectives puis les championnats de France. Je ne suis pas en haut niveau parce que le haut niveau en laser est très cadré, il faut être en pôle ou sur les listes pour faire des courses nationales et internationales, ce qui représente un coût énorme. Mais je participe aux courses inter-régionales où il y a déjà un gros niveau, notamment des prétendants aux JO.



Est-ce que tu arrives à bien faire concorder études et voile ?


En master l'emploi du temps est organisé pour nous laisser du temps pour le travail personnel. J'ai donc beaucoup de temps à consacrer aux études hors des cours et je dois m'organiser. Je suis très souvent en compétition le week-end et j'ai cours toute la semaine, je n'ai malheureusement plus trop de temps pour les sorties entre potes.

L'avantage pour moi est que j'aimerais lier ma passion avec mes études et plus tard mon métier. La mécanique, à l'inverse de ce qu'on peut parfois penser, ça ne concerne pas que les voitures. J'aimerais beaucoup travailler dans l'ingénierie maritime. C'est assez spécialisé et il faut avoir un bagage théorique super complet, c'est compliqué. En ce moment il y a beaucoup de mouvements dans ce milieu, je me laisse du temps pour voir comme tout cela évolue.


Quel est ton plus beau souvenir en tant que sportive ?


Je pense que c'est le championnat de France et la coupe d'Europe universitaire. C'était juste avant le Covid, on a eu de très bonnes conditions de navigation, un bon équipage avec qui je m'entendais très bien, et on a en plus fait une super performance avec une médaille de bronze.



Dans la voile, quel rapport avez-vous avec la mixité ?


Dans la voile, la plupart des épreuves sont mixtes, il y a juste les classements qui sont séparés. Il n'y a que sur les championnats d'Europe et du Monde que tout est séparé. Mais globalement, on est sur un sport plutôt exemplaire en terme de mixité. Il en va de même pour l'âge, on va de 13 à plus de 60 ans sur les courses, une très belle amplitude d'âges. Dans mon club, on est entre 250 et 300 adhérents, et environ 60% d'hommes et 40% de femmes.


La voile est presque paritaire et mélange les générations, c'est top ! Et en terme d'handisport ?


Depuis une dizaine d'années, mon club a une équipe de voile adaptée, avec des commandes simplifiées et une assise adaptée. Ils peuvent donc tout faire comme nous ! C'est pourquoi on oublie tous nos à priori, on navigue tous ensemble. Il y a également des épreuves adaptées. On a de la chance d'avoir un sport avec uniquement de l'entraide et aucune discrimination, même entre les différents clubs.


Est-ce que tu as un mot pour les lecteurs et lectrices de Dame de Sport ?


Il faut essayer la voile ! C'est comme ça que j'ai commencé. Dans ce sport, tout le monde est logé à la même enseigne. Le bateau c'est vraiment une expérience différente des autres sports avec un cadre super agréable. Il faut aimer l'esprit de groupe mais aussi être seul sur un bateau. Il ne faut pas s'arrêter aux quelques réflexions et à l'impression d'être avec beaucoup de garçons. Essayez, et si ça vous plait, continuez. Il faut juste faire la démarche d'essayer une première fois et ne pas avoir peur de se mouiller !


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